El continuo ejercicio impostergable

Sobre el doblaje, de Jorge Luis Borges publicado inicialmente en el número 128 de la revista Sur, de junio de 1945 y recogido en una edición posterior de Discusión junto a otras notas del estilo.

Las posibilidades del arte de combinar no son infinitas, pero suelen ser espantosas. Los griegos engendraron la quimera, monstruo con cabeza de león, con cabeza de dragón, con cabeza de cabra; los teólogos del siglo II, la Trinidad, en la que inextricablemente se articulan el Padre, el Hijo y el Espíritu; los zoólogos chinos, el ti yiang, pájaro sobrenatural y bermejo, provisto de seis patas y cuatro alas, pero sin cara ni ojos; los geómetras del siglo XIX, el hipercubo, figura de cuatro dimensiones, que encierra un número infinito de cubos y que esta limitada por ocho cubos y por veinticuatro cuadrados. Hollywood acaba de enriquecer ese vano museo teratológico; por obra de un maligno artificio que se llama doblaje, propone monstruos que combinan las ilustres facciones de Greta Garbo con la voz de Aldonza Lorenzo. ¿Cómo no publicar nuestra admiración ante ese prodigio penoso, ante esas industriosas anomalías fonético-visuales?
Quienes defienden el doblaje, razonaran (tal vez) que las objeciones que pueden oponérsele pueden oponerse, también, a cualquier otro ejemplo de traducción. Ese argumento desconoce, o elude, el defecto central: el arbitrario injerto de otra voz y de otro lenguaje. La voz de Hepburn o de Garbo no es contingente; es, para el mundo, uno de los atributos que las definen. Cabe asimismo recordar que la mímica del inglés no es la del español*.
Oigo decir que en las provincias el doblaje ha gustado. Trátase de un simple argumento de autoridad; mientras no se publiquen los silogismos de los connaiseurs de Chilecito o de Chivilcoy, yo, por lo menos, no me dejaré intimidar. También oigo decir que el doblaje es deleitable, o tolerable, para los que no saben inglés. Mi conocimiento del inglés es menos perfecto que mi desconocimiento del ruso; con todo, yo no me resignaría a rever Alexander Nevsky en otro idioma que el primitivo y lo vería con fervor, por novena o décima vez, si dieran la versión original, o una que yo creyera la original. Esto último es importante; peor que el doblaje, peor que la sustitución que importa el doblaje, es la conciencia general de una sustitución, de un engaño.
No hay partidario del doblaje que no acabe por invocar la predestinación y el determinismo. Juran que ese expediente es el fruto de una evolución implacable y que pronto podremos elegir entre ver films doblados y no ver films. Dada la decadencia mundial del cinematógrafo (apenas corregida por alguna solitaria excepción como La máscara de Demetrio), la segunda de esas alternativas no es dolorosa. Recientes mamarrachos —pienso en El diario de un nazi, de Moscú, en La historia del doctor Wassell, de Hollywood— nos instan a juzgarla una suerte de paraíso negativo. Sight-seeing is the art of disappointment, dejó anotado Stevenson; esa definición conviene al cinematógrafo y, con triste frecuencia, al continuo ejercicio impostergable que se llama vivir.

* Más de un espectador se pregunta: Ya que hay usurpación de voces ¿por qué no también de figuras? ¿Cuándo será perfecto el sistema? ¿Cuándo veremos directamente a Juana González, en el papel de Greta Garbo, en el papel de la Reina Cristina de Suecia?

De l’usage de se vestir

Leyendo las Notas sobre el cinematógrafo de Robert Bresson encuentro una mención al capítulo XXI del Libro I de los Essais de Montaigne (De la costumbre de vestirse). Busco en una edición en español y aparece en el capítulo XXXV, mientras que en la francesa en el XXXVI, insoldables (y triviales) misterios.

Ou que je vueille donner, il me faut forcer quelque barriere de la coustume, tant ell’ a soigneusement bridé toutes nos avenues. Je devisoy, en cette saison frileuse, si la façon d’aller tout nud de ces nations dernierement trouvées, est une façon forcée par la chaude temperature de l’air, comme nous disons des Indiens et des Mores, ou si c’est l’originele des hommes. Les gens d’entendement, d’autant que tout ce qui est soubs le ciel, comme dit la saincte parole, est subject à mesmes loix, ont accoustumé, en pareilles considerations à celles icy, où il faut distinguer les loix naturelles des controuvées, de recourir à la generalle police du monde, où il n’y peut avoir rien de contrefaict. Or, tout estant exactement fourny ailleurs de filet et d’éguille pour maintenir son estre, il est, à la verité, mécreable que nous soyons seuls produits en estat deffectueux et indigent, et en estat qui ne se puisse maintenir sans secours estrangier. Ainsi je tiens que, comme les plantes, arbres, animaux et tout ce qui vit, se treuve naturellement equippé de suffisante couverture, pour se deffendre de l’injure du temps,

Proptereaque ferè res omnes aut corio sunt,
Aut seta, aut conchis, aut callo, aut cortice tectae,

aussi estions nous ; mais, comme ceux qui esteignent par artificielle lumiere celle du jour, nous avons esteint nos propres moyens par les moyens empruntez. Et est aisé à voir que c’est la coustume qui nous faict impossible ce qui ne l’est pas : car, de ces nations qui n’ont aucune connoissance de vestemens, il s’en trouve d’assises environ soubs mesme ciel que le nostre ; et puis la plus delicate partie de nous est celle qui se tient tousjours descouverte :les yeux, la bouche, le nez, les oreilles ; à noz contadins, comme à noz ayeulx, la partie pectorale et le ventre. Si nous fussions nez avec condition de cotillons et de greguesques, il ne faut faire doubte que nature n’eust armé d’une peau plus espoisse ce qu’elle eust abandonné à la baterie des saisons, comme elle a faict le bout des doigts et plante des pieds. Pourquoy semble-il difficile à croire ? Entre ma façon d’estre vestu, et celle d’un païsan de mon païs, je trouve bien plus de distance qu’il n’y a de sa façon à un homme qui n’est vestu que de sa peau. Combien d’hommes, et en Turchie sur tout, vont nuds par devotion. Je ne sçay qui demandoit à un de nos gueux qu’il voyoit en chemise en plain hyver, aussi scarrebillat que tel qui se tient emmitonné dans les martes jusques aux oreilles, comme il pouvoit avoir patience : Et vous, monsieur, respondit-il, vous avez bien la face descouverte ; or moy, je suis tout face. Les Italiens content du fol du Duc de Florence, ce me semble, que son maistre s’enquerant comment, ainsi mal vestu, il pouvoit porter le froid, à quoy il estoit bien empesché luy mesme : Suivez, dict-il, ma recepte de charger sur vous tous vos accoustremens, comme je fay les miens, vous n’en souffrirez non plus que moy. Le Roy Massinissa jusques à l’extreme vieillesse ne peut estre induit à aller la teste couverte, par froid, orage et pluye qu’il fit. Ce qu’on dit aussi de l’Empereur Severus. Aux batailles données entre les Aegyptiens et les Perses, Herodote dict avoir esté remarqué et par d’autres et par luy, que, de ceux qui y demeuroient morts, le test estoit sans comparaison plus dur aux Aegyptiens qu’aux Persiens, à raison que ceux icy portent leurs testes tousjours couvertes de beguins et puis de turbans, ceux-là rases des l’enfance et descouvertes. Et le roy Agesilaus observa jusques à sa decrepitude de porter pareille vesture en hyver qu’en esté. Caesar, dict Suetone, marchoit tousjours devant sa troupe, et le plus souvent à pied, la teste descouverte, soit qu’il fit Soleil ou qu’il pleut ; et autant en dict on de Hannibal,

tum vertice nudo
Excipere insanos imbres caelique ruinam.

Un Venitien qui s’y est tenu long temps, et qui ne fait que d’en venir, escrit qu’au Royaume du Pégu, les autres parties du corps vestues, les hommes et les femmes vont tousjours les pieds nuds, mesme à cheval. Et Platon conseille merveilleusement, pour la santé de tout le corps, de ne donner aux pieds et à la teste autre couverture que celle que nature y a mise. Celuy que les Polonnois ont choisi pour leur Roy apres le nostre, qui est à la verité un des plus grands Princes de nostre siecle, ne porte jamais gans, ny ne change, pour hyver et temps qu’il face, le mesme bonnet qu’il porte au couvert. Comme je ne puis souffrir d’aller desboutonné et destaché, les laboureurs de mon voisinage se sentiroient entravez de l’estre. Varro tient que, quand on ordonna que nous tinsions la teste descouverte en presence des Dieux ou du Magistrat, on le fit plus pour nostre santé, et nous fermir contre les injures du temps, que pour compte de la reverence.

Et puis que nous sommes sur le froid, et François accoustumez à nous biguarrer (non pas moy, car je ne m’habille guiere que de noir ou de blanc, à l’imitation de mon pere), adjoustons, d’une autre piece, que le Capitaine Martin du Bellay dict, au voyage de Luxembourg, avoir veu les gelées si aspres, que le vin de la munition se coupoit à coups de hache et de coignée, se debitoit aux soldats par poix, et qu’ils l’emportoient dans des paniers. Et Ovide, à deux doigts prez :

Nudaque consistunt formam servantia testae
Vina, nec hausta meri, sed data frusta bibunt.

Les gelées sont si aspres en l’emboucheure des Palus Maeotides, qu’en la mesme place où le Lieutenant de Mithridates avoit livré bataille aux ennemis à pied sec et les y avoit desfaicts, l’esté venu il y gaigna contre eux encore une bataille navale. Les Romains souffrirent grand desadvantage au combat qu’ils eurent contre les Carthaginois près de Plaisance, de ce qu’ils allerent à la charge le sang figé et les membres contreints de froid, là où Annibal avoit faict espandre du feu par tout son ost, pour eschauffer ses soldats, et distribuer de l’huyle par les bandes, afin que, s’oignant, ils rendissent leurs nerfs plus souples et desgourdis, et encroustassent les pores contre les coups de l’air et du vent gelé qui tiroit lors. La retraite des Grecs, de Babylone en leur païs, est fameuse des difficultez et mesaises qu’ils eurent à surmonter. Cette cy en fut, qu’accueillis aux montaignes d’Armenie d’un horrible ravage de neiges, ils en perdirent la connoissance du païs et des chemins, et, en estant assiegés tout court, furent un jour et une nuit sans boire et sans manger, la plus part de leurs bestes mortes ; d’entre eux plusieurs morts, plusieurs aveugles du coup du gresil et lueur de la neige, plusieurs stropiés par les extremitez, plusieurs roides, transis et immobiles de froid, ayants encore le sens entier. Alexandre veit une nation en laquelle on enterre les arbres fruittiers en hiver, pour les defendre de la gelée. Sur le subject de vestir, le Roy de la Mexique changeoit quatre fois par jour d’accoustremens, jamais ne les reiteroit, employant sa desferre à ses continuelles liberalitez et recompenses ; comme aussi ny pot, ny plat, ny ustensile de sa cuisine et de sa table ne luy estoient servis à deux fois.

[Traducción de Constantino Román y Salamero: Cualquiera que sea el asunto de que yo trate, siempre me precisa ir en algún respecto contra los usos recibidos; en tal grado éstos han tomado todas las- avenidas. Reflexionaba yo en esta fría estación del año si la costumbre de ir completamente desnudos en esas naciones últimamente descubiertas, la determina la temperatura cálida del aire, como vemos en los indios y en los moros, o si obedece a natural necesidad del hombre. Las gentes de entendimiento se han hecho con frecuencia consideraciones parecidas, puesto que todo cuanto cobija la bóveda celeste, como dice al Sagrada Escritura, está sujeto a las mismas leyes, entre las cuales se trata de distinguir las que son naturales de las que fueron falseadas, y de recurrir para buscar la razón primordial de las cosas al general gobierno del mundo, donde nada contrahecho puede haber. De suerte que, hallándose todos los seres vivos provistos de aguja o hilo para cubrir sus desnudeces, no es creíble que seamos sólo nosotros los que no podamos subsistir sin extraño auxilio. Así yo entiendo que como las plantas, los árboles, los animales y o por cuanto vive se encuentra por la naturaleza dotado de suficiente cobertura para defenderse de las injurias del tiempo, Proptercaque fere res omnes, aut corio sunt / aut seta, aut conchis, aut callo, aut cortice, tectaede igual beneficio gozábamos nosotros, pero como aquellos que  prescinden de la luz del día para servirse de la artificial, hemos ahogado nuestros medios naturales para echar mano de los ajenos. // Es bien fácil convencerse de que la costumbre es la que nos hace imposible lo que en realidad no lo es, pues entre los pueblos que desconocen toda clase de vestidos los hay que están situados bajo un cielo semejante al nuestro, y también existen otros en que la temperatura es más ruda que la de nuestros climas. Consideremos además que las partes más delicadas de nuestro cuerpo las llevamos siempre al descubierto: los ojos, la boca, las narices y las orejas; y nuestros campesinos, como nuestros abuelos, llevan desnudos el pecho y el vientre. Si hubiéramos venido al mundo con el deber de vestir refajos y gregüescos, la naturaleza nos hubiera armado de una piel más resistente en el resto del cuerpo para soportar las intemperies, como ocurre con las yemas de los dedos y las plantas de los pies. Entre mi traje y el de un labriego de mi país encuentro mayor diferencia que entre su vestido y el de un hombre que va completamente desnudo. ¡Cuántos hombres hay, en Turquía sobre todo, que van en cueros vivos por practicar un acto devoto! No recuerdo quién preguntaba a un mendigo, a quien veía en camisa en pleno invierno, tan alegre como cualquiera otro que se tapa hasta las orejas, cómo podía vivir con tan ligero traje. «Usted, señor, respondió el interpelado, tiene la faz descubierta; pues bien suponga que yo soy todo faz.» Cuentan los italianos del bufón del duque de Florencia, que, preguntado por su amo cómo yendo tan mal ataviado podía resistir el frío, que él apenas soportaba, respondió: «Seguid mi ejemplo; echaos encima todos vuestros vestidos, como hago yo con los míos, y no tendréis frío ninguno.» El rey Masinisa no pudo nunca acostumbrarse a llevar cubierta la cabeza hasta que llegó a la vejez extrema, y soportaba así el frío, las tormentas y las lluvias. Lo propio se cuenta del emperador Severo. Refiere Herodoto, que en los combates de los egipcios y los persas, entre los que morían por haber recibido heridas en el cráneo, oponían mucha mayor resistencia los primeros que los segundos, en atención a que éstos llevaban siempre sus cabezas cubiertas con gorros y turbantes. Los egipcios llevaban las suyas rapadas desde la infancia y siempre a la intemperie. El rey Agesilao vistió siempre igual traje en invierno y en verano hasta la vejez más caduca. Según Suetonio, César marchaba constantemente a la cabeza de sus tropas, generalmente a pie, sin nada en la cabeza, lo mismo cuando hacía sol que cuando llovía. Otro tanto se dice de Aníbal, Tum vertice nudo / excipere insanos imbres, caelique ruinam. // Un veneciano que acaba de llegar del Perú, donde ha permanecido largo tiempo escribe que en aquellas regiones las gentes van descalzas hasta cuando cabalgan, y llevan cubiertas las demás partes del cuerpo. Platón aconseja expresamente, que para la conservación de la salud lo mejor de todo es llevar desnudos los pies y la cabeza. El monarca que los polacos han elegido para que los gobierne, después del nuestro, y que es en verdad uno de los príncipes más grandes de nuestro siglo, no lleva nunca guantes; así en invierno como en verano usa el mismo bonete en la calle con que se cubre la cabeza en su casa. De la propia suerte que yo no puedo tolerar el ir desabotonado ni con los vestidos sueltos, los jornaleros de mi vecindad se violentarían si lo fueran. Dice Varrón que al ordenar que permanezcamos con la cabeza descubierta en presencia de los dioses o del magistrado, se atiende más a nuestra salud y a fortalecernos contra las injurias del tiempo que al respeto y reverencia. Y puesto que hablamos del frío, y como franceses estamos habituados a abígarrarnos (aunque esto no reza conmigo, pues no me visto sino de negro o de blanco, a imitación de mi padre) añadamos otro sucedido. Refiere el capitán Martín del Bellay que en su viaje al Luxemburgo vio heladas tan terribles, que el vino de la guarnición se cortaba a hachazos y se pesaba al entregarlo a los soldados, que lo llevaban en cestos. Y Ovidio: Nudaque consistunt formam servantia testae / vina, nec hausta meri, sed data frusta, bibunt. // Las heladas son tan rudas en la embocadura del Palus Meotides, que en el mismo lugar en que el lugarteniente de Mitrídates libró a pie enjuto una batalla contra sus enemigos, llegado el verano ganó contra los mismos un combate naval. Los romanos experimentaron desventaja grande en el que sostuvieron contra los cartagineses cerca de Plasencia por haber entrado en la lid con la sangre congelada y los miembros ateridos por el frío; mientras que Aníbal mandó hacer hogueras para que se calentaran sus soldados, y además distribuyó aceite entre ellos a fin de que se untaran y vivificaran sus nervios, y también para que se cerrasen los poros contra el cierzo helado que reinaba. // La retirada de los griegos de Babilonia a su país es famosa por las dificultades y trabajos que tuvieron que vencer. Sorprendidos en las montañas de Armenia por una horrible tempestad de nieves, perdieron el conocimiento del lugar en que se hallaban y el de los caminos; y viéndose detenidos de pronto, permanecieron un día y una noche sin comer ni beber. La mayor parte de los animales que llevaban sucumbieron, y también muchos hombres; a otros cegó el granizo y el resplandor de la nieve; otros se quedaron cojos y muchos transidos, rígidos o inmóviles, conservando entera la lucidez de sus facultades. // Alejandro vio una nación en que se enterraban los árboles frutales durante el invierno para resguardarlos de las heladas. En nuestro país podemos también ver igual costumbre. En punto a trajes, el rey de Méjico cambiaba cuatro veces al día sus vestiduras; nunca se servía de uno mismo dos veces, y empleaba tan gran deshecho en sus continuas liberalidades y recompensas. Tampoco usaba más que una sola vez de los jarros, platos y otros utensilios de mesa y cocina.]

Kubla Khan

Tras rever Citizen Kane releí el maravilloso poema de T. S. Coleridge que da nombre a la entrada. El misterio que rodea su creación (que cuenta Borges en su célebre ensayo El sueño de Coleridge) no es menos maravilloso que su edificio.

In Xanadu did Kubla Khan
A stately pleasure-dome decree:
Where Alph, the sacred river, ran
Through caverns measureless to man
Down to a sunless sea.
So twice five miles of fertile ground
With walls and towers were girdled round:
And there were gardens bright with sinuous rills,
Where blossomed many an incense-bearing tree;
And here were forests ancient as the hills,
Enfolding sunny spots of greenery.

But oh! that deep romantic chasm which slanted
Down the green hill athwart a cedarn cover!
A savage place! as holy and enchanted
As e’er beneath a waning moon was haunted
By woman wailing for her demon-lover!
And from this chasm, with ceaseless turmoil seething,
As if this earth in fast thick pants were breathing,
A mighty fountain momently was forced:
Amid whose swift half-intermitted burst
Huge fragments vaulted like rebounding hail,
Or chaffy grain beneath the thresher’s flail:
And ‘mid these dancing rocks at once and ever
It flung up momently the sacred river.
Five miles meandering with a mazy motion
Through wood and dale the sacred river ran,
Then reached the caverns measureless to man,
And sank in tumult to a lifeless ocean:
And ‘mid this tumult Kubla heard from far
Ancestral voices prophesying war!

The shadow of the dome of pleasure
Floated midway on the waves;
Where was heard the mingled measure
From the fountain and the caves.
It was a miracle of rare device,
A sunny pleasure-dome with caves of ice!
A damsel with a dulcimer
In a vision once I saw:
It was an Abyssinian maid,
And on her dulcimer she played,
Singing of Mount Abora.
Could I revive within me
Her symphony and song,
To such a deep delight ‘twould win me,
That with music loud and long,
I would build that dome in air,
That sunny dome! those caves of ice!
And all who heard should see them there,
And all should cry, Beware! Beware!
His flashing eyes, his floating hair!
Weave a circle round him thrice,
And close your eyes with holy dread,
For he on honey-dew hath fed,
And drunk the milk of Paradise.

[Traducción en prosa de Saúl Steiner: En Xanadu decretó Kubla Khan un majestuoso palacio de placer: donde Alfa, el río sagrado, corre a través de cavernas inmensurables para el hombre hacia un mar sin sol. Así, dos veces cinco millas de tierra fértil con muros y torres fueron rodeadas; y había jardines brillantes con arroyos sinuosos, donde florecían muchos árboles de incienso; y había bosques antiguos como las colinas cubriendo los soleados espacios de follaje. // Pero, ¡Oh! ¡aquel abismo romántico que se inclinó colina verde abajo a través de un bosque de cedros! ¡Salvaje lugar! ¡sagrado y encantado como si lo hubiera hechizado bajo una luna menguante una mujer gimiendo por su amante-demonio! Y desde este abismo, con incesante torbellino hirviente, como si esta tierra respirara en rápidos y torpes jadeos, una fuente poderosa fue forzada en un instante: y en medio su veloz ráfaga intermitente grandes fragmentos lanzó como granizo, o como cascara de trigo bajo el mayal del trillador y en medio de esas rocas danzarinas de una vez y para siempre brotó violento el río sagrado. Cinco millas serpenteando con un movimiento laberíntico a través del bosque y el valle el río sagrado corrió, hasta que encontró las cavernas inmensurables para el hombre, y se hundió tumultuoso en un océano sin vida; ¡y en medio de este tumulto Kubla oyó desde lejos ancestrales voces profetizando guerra! La sombra del palacio de placer flotó en medio de las olas; donde se oía el compás mezclado de la fuente y las cavernas. Era un extraño milagro, ¡un soleado palacio de placer con cavernas de hielo! // Una damisela con un dulcémele en una visión que vi una vez: era una criada Abisinia y en su dulcémele tocaba, cantando, sobre el Monte Abora. Si reviviera en mí su sinfonía y canción, tal profundo deleite me ganaría, y con música fuerte y duradera, construiría aquél palacio en el aire, ¡aquél soleado palacio! ¡aquellas cavernas de hielo! Y todos los que oyeran las verían allí y todos gritarían, ¡Cuidado! ¡Cuidado! ¡Sus ojos centelleantes, su cabello flotando! Tejedle un círculo alrededor tres veces, y cerrad sus ojos con temor sagrado porque él se ha alimentado de néctar y bebió la leche del Paraíso.]

羅生門

Dos cuentos de Ryunosuke Akutagawa (traducidos por Kazuya Sakai) y tres grabados de Utagawa Hiroshige que serían fundamentales para la creación de Rashômon, una de las obras maestras de Akira Kurosawa y del cine mundial.

Hiroshige_People_seeking_shelter_from_the_rain1

Rashômon.

Era un frío atardecer. Bajo Rashômon, el sirviente de un samurai esperaba que cesara la lluvia. No había nadie en el amplio portal. Sólo un grillo se posaba en una gruesa columna, cuya laca carmesí estaba resquebrajada en algunas partes. Situado Rashômon en la Avenida Sujaltu, era de suponer que algunas personas, como ciertas damas con el ichimegasa* o nobles con el momiebosh**, podrían guarecerse allí; pero al parecer no había nadie fuera del sirviente. Y era explicable, ya que en los últimos dos o tres años la ciudad de Kyoto había sufrido una larga serie de calamidades: terremotos, tifones, incendios y carestías la habían llevado a una completa desolación. Dicen los antiguos textos que la gente llegó a destruir las imágenes budistas y otros objetos del culto, y esos trozos de madera, laqueada y adornada con hojas de oro y plata, se vendían en las calles como leña. Ante semejante situación, resultaba natural que nadie se ocupara de restaurar Rashômon. Aprovechando la devastación del edificio, los zorros y otros animales instalaron sus madrigueras entre las ruinas; por su parte ladrones y malhechores no lo desdeñaron como refugio, hasta que finalmente se lo vio convertido en depósito de cadáveres anónimos. Nadie se acercaba por los alrededores al anochecer, más que nada por su aspecto sombrío y desolado.
En cambio, los cuervos acudían en bandadas desde los más remotos lugares. Durante el día, volaban en círculo alrededor de la torre, y en el cielo enrojecido del atardecer sus siluetas se dispersaban como granos de sésamo antes de caer sobre los cadáveres abandonados.
Pero ese día no se veía ningún cuervo, tal vez por ser demasiado tarde. En la escalera de piedra, que se derrumbaba a trechos y entre cuyas grietas crecía la hierba, podían verse los blancos excrementos de estas aves. El sirviente vestía un gastado kimono azul, y sentado en el último de los siete escalones contemplaba distraídamente la lluvia, mientras concentraba su atención en el grano de la mejilla derecha.
Como decía, el sirviente estaba esperando que cesara la lluvia; pero de cualquier manera no tenía ninguna idea precisa de lo que haría después. En circunstancias normales, lo natural habría sido volver a casa de su amo; pero unos días antes éste lo había despedido, no obstante los largos años que había estado a su servicio. El suyo era uno de los tantos problemas surgidos del precipitado derrumbe de la prosperidad de Kyoto.
Por eso, quizás, hubiera sido mejor aclarar: “el sirviente espera en el portal sin saber qué hacer, ya que no tiene adónde ir”. Es cierto que, por otra parte, el tiempo oscuro y tormentoso había deprimido notablemente el sentimentalismo de este sirviente de la época Heian. Habiendo comenzado a llover a mediodía, todavía continuaba después del atardecer. Perdido en un mar de pensamientos incoherentes, buscando algo que le permitiera vivir desde el día siguiente y la manera de obrar frente a ese inexorable destino que tanto lo deprimía, el sirviente escuchaba, abstraído, el ruido de la lluvia sobre la Avenida Sujaku.
La lluvia parecía recoger su ímpetu desde lejos, para descargarlo estrepitosamente sobre Rashômon, como envolviéndolo. Alzando la vista, en el cielo oscuro se veía una pesada nube suspendida en el borde de una teja inclinada.
“Para escapar a esta maldita suerte -pensó el sirviente- no puedo esperar a elegir un medio, ni bueno ni malo, pues si empezara a pensar sin duda me moriría de hambre en medio del camino o en alguna zanja; luego me traerían aquí, a esta torre, dejándome tirado como a un perro. Pero si no elijo…”
Su pensamiento, tras mucho rondar la misma idea, había llegado por fin a este punto. Pero ese “si no elijo…” quedó fijo en su mente. Aparentemente estaba dispuesto a emplear cualquier medio; pero al decir “si no…” demostró no tener el valor suficiente para confesarse rotundamente: “no me queda otro remedio que convertirme en ladrón”.
Lanzó un fuerte estornudo y se levantó con lentitud. El frío anochecer de Kyoto hacía aflorar el calor del fuego. El viento, en la penumbra, gemía entre los pilares. El grillo que se posaba en la gruesa columna había desaparecido.
Con la cabeza metida entre los hombros paseó la mirada en torno del edificio; luego levantó las hombreras del kimono azul que llevaba sobre una delgada ropa interior. Se decidió por fin a pasar la noche en algún lugar que le permitiera guarecerse de la lluvia y del viento, en donde nadie lo molestara.
El sirviente descubrió otra escalera ancha, también laqueada, que parecía conducir a la torre. Ahí arriba nadie lo podría molestar, excepto los muertos. Cuidando de que no se deslizara su espada de la vaina sujeta a la cintura, el sirviente puso su pie calzado con sandalias sobre el primer peldaño.
Minutos después, en mitad de la amplia escalera que conducía a la torre de Rashômon, un hombre acurrucado como un gato, con la respiración contenida, observaba lo que sucedía más arriba. La luz procedente de la torre brillaba en la mejilla del hombre; una mejilla que bajo la corta barba descubría un grano colorado, purulento. El hombre, es decir el sirviente, había pensado que dentro de la torre sólo hallaría cadáveres; pero subiendo dos o tres escalones notó que había luz, y que alguien la movía de un lado a otro. Lo supo cuando vio su reflejo mortecino, amarillento, oscilando de un modo espectral en el techo cubierto de telarañas. ¿Qué clase de persona encendería esa luz en Rashômon, en una noche de lluvia como aquélla?
Silencioso como un lagarto, el sirviente se arrastró hasta el último peldaño de la empinada escalera. Con el cuerpo encogido todo lo posible y el cuello estirado, observó medrosamente el interior de la torre. Confirmando los rumores, vio allí algunos cadáveres tirados negligentemente en el suelo. Como la luz de la llama iluminaba escasamente a su alrededor, no pudo distinguir la cantidad; únicamente pudo ver algunos cuerpos vestidos y otros desnudos, de hombres y mujeres. Los hombros, el pecho y otras partes recibían una luz agonizante, que hacía más densa la sombra en los restantes miembros.
Unos con la boca abierta, otros con los brazos extendidos, ninguno daba más señales de vida que un muñeco de barro. Al verlos entregados a ese silencio eterno, el sirviente dudó que hubiesen vivido alguna vez. El hedor que despedían los cuerpos ya descompuestos le hizo llevar rápidamente la mano a la nariz. Pero un instante después olvidó ese gesto. Una impresión más violenta anuló su olfato al ver que alguien estaba inclinado sobre los cadáveres. Era una vieja escuálida, canosa y con aspecto de mona, vestida con un kimono de tono ciprés. Sosteniendo con la mano derecha una tea de pino, observaba el rostro de un muerto, que por su larga cabellera parecía una mujer.
Poseído más por el horror que por la curiosidad, el sirviente contuvo la respiración por un instante, sintiendo que se le erizaban los pelos. Mientras observaba aterrado, la vieja colocó su tea entre dos tablas del piso, y sosteniendo con una mano la cabeza que había estado mirando, con la otra comenzó a arrancarle el cabello, uno por uno; parecía desprenderse fácilmente.
A medida que el cabello se iba desprendiendo, cedía gradualmente el miedo del sirviente; pero al mismo tiempo se apoderaba de él un incontenible odio hacia esa vieja. Ese odio -pronto lo comprobó- no iba dirigido sólo contra la vieja, sino contra todo lo que simbolizase “el mal”, por el que ahora sentía vivísima repugnancia. Si en ese instante le hubiera sido dado elegir entre morir de hambre o convertirse en ladrón -el problema que él mismo se había planteado hacía unos instantes- no habría vacilado en elegir la muerte. El odio y la repugnancia ardían en él tan vivamente como la tea que la vieja había clavado en el piso.
Él no sabía por qué aquella vieja robaba cabellos; por consiguiente, no podía juzgar su conducta. Pero a los ojos del sirviente, despojar de las cabelleras a los muertos de Rashômon, y en una noche de tormenta como ésa, cobraba toda la apariencia de un pecado imperdonable. Naturalmente, este nuevo espectáculo le había hecho olvidar que sólo momentos antes él mismo había pensado hacerse ladrón. Reunió todas sus fuerzas en las piernas, y saltó con agilidad desde su escondite; con la mano en su espada, en una zancada se plantó ante la vieja. Ésta se volvió aterrada, y al ver al hombre retrocedió bruscamente, tambaleándose.
-¡Adónde vas, vieja infeliz! -gritó cerrándole el paso, mientras ella intentaba huir pisoteando los cadáveres.
La suerte estaba echada. Tras un breve forcejeo el hombre tomó a la vieja por el brazo (de puro hueso y piel, más bien parecía una pata de gallina), y retorciéndoselo, la arrojó al suelo con violencia:
-¿Qué estabas haciendo? Contesta, vieja; si no, hablará esto por mí.
Diciendo esto, el sirviente la soltó, desenvainó su espada y puso el brillante metal frente a los ojos de la vieja. Pero ésta guardaba un silencio malicioso, como si fuera muda. Un temblor histérico agitaba sus manos y respiraba con dificultad, con los ojos desorbitadas. Al verla así, el sirviente comprendió que la vieja estaba a su merced. Y al tener conciencia de que una vida estaba librada al azar de su voluntad, todo el odio que había acumulado se desvaneció, para dar lugar a un sentimiento de satisfacción y de orgullo; la satisfacción y el orgullo que se sienten al realizar una acción y obtener la merecida recompensa. Miró el sirviente a la vieja y suavizando algo la voz, le dijo: -Escucha. No soy ningún funcionario imperial. Soy un viajero que pasaba accidentalmente por este lugar. Por eso no tengo ningún interés en prenderte o en hacer contigo nada en particular. Lo que quiero es saber qué estabas haciendo aquí hace un momento. La vieja abrió aún más los ojos y clavó su mirada en el hombre; una mirada sarcástica, penetrante, con esos ojos sanguinolentos que suelen tener ciertas aves de rapiña. Luego, como masticando algo, movió los labios, unos labios tan arrugados que casi se confundían con la nariz. La punta de la nuez se movió en la garganta huesuda. De pronto, una voz áspera y jadeante como el graznido de un cuervo llegó a los oídos del sirviente: -Yo, sacaba los cabellos… sacaba los cabellos… para hacer pelucas…
Ante una respuesta tan simple y mediocre el sirviente se sintió defraudado. La decepción hizo que el odio y la repugnancia lo invadieran nuevamente, pero ahora acompañados por un frío desprecio. La vieja pareció adivinar lo que el sirviente sentía en ese momento y, conservando en la mano los largos cabellos que acababa de arrancar, murmuró con su voz sorda y ronca:
-Ciertamente, arrancar los cabellos a los muertos puede parecerle horrible; pero ninguno de éstos merece ser tratado de mejor modo. Esa mujer, por ejemplo, a quien le saqué estos hermosos cabellos negros, acostumbraba vender carne de víbora desecada en la Barraca de los Guardianes, haciéndola pasar nada menos que por pescado. Los guardianes decían que no conocían pescado más delicioso. No digo que eso estuviese mal pues de otro modo se hubiera muerto de hambre. ¿Qué otra cosa podía hacer? De igual modo podría justificar lo que yo hago ahora. No tengo otro remedio, si quiero seguir viviendo. Si ella llegara a saber lo que le hago, posiblemente me perdonaría.
Mientras tanto el sirviente había guardado su espada, y con la mano izquierda apoyada en la empuñadura, la escuchaba fríamente. La derecha tocaba nerviosamente el grano purulento de la mejilla. Y en tanto la escuchaba, sintió que le nacía cierto coraje, el que le faltara momentos antes bajo el portal. Además, ese coraje crecía en dirección opuesta al sentimiento que lo había dominado en el instante de sorprender a la vieja. El sirviente no sólo dejó de dudar (entre elegir la muerte o convertirse en ladrón) sino que en ese momento el tener que morir de hambre se había convertido para él en una idea absurda, algo por completo ajeno a su entendimiento.
-¿Estás segura de lo que dices? -preguntó en tono malicioso y burlón.
De pronto quitó la mano del grano, avanzó hacia ella y tomándola por el cuello le dijo con rudeza: -Y bien, no me guardarás rencor si te robo, ¿verdad? Si no lo hago, también yo me moriré de hambre.
Seguidamente, despojó a la vieja de sus ropas, y como ella tratara de impedirlo aferrándosele a las piernas, de un puntapié la arrojó entre los cadáveres. En cinco pasos el sirviente estuvo en la boca de la escalera; y en un abrir y cerrar de ojos, con la amarillenta ropa bajo el brazo, descendió los peldaños hacia la profundidad de la noche.
Un momento después la vieja, que había estado tendida como un muerto más, se incorporó, desnuda. Gruñendo y gimiendo, se arrastró hasta la escalera, a la luz de la antorcha que seguía ardiendo. Asomó la cabeza al oscuro vacío y los cabellos blancos le cayeron sobre la cara.
Abajo, sólo la noche negra y muda.
Adónde fue el sirviente, nadie lo sabe.

Notas: * Sombrero antiguo para dama, de paja o tela laqueada, según la clase social. Designa a la dama que emplea dicho sombrero. ** Antiguo gorro empleado por los nobles y samurais. Designa a los nobles o samurais que llevan dicho gorro.

Hiroshige,_Travellers_saurprised_by_sudden_rain

En el bosque.

Declaración de un leñador interrogado por el oficial del Kebiishi

Señor, es verdad; fui yo quien encontró el cadáver. Esta mañana, como de costumbre, había salido a cortar leña y encontré al muerto en el bosque que está detrás de la montaña. ¿El lugar exacto, dice usted? Pues, a unos ciento cincuenta metros de la carretera a Yamashina. Es un lugar solitario, poblado de bambúes, con algunos cedros entre ellos. El cuerpo estaba tendido de cara al cielo; vestía un kimono de seda violáceo y llevaba un gorro al estilo Kyoto. Una herida de katana le atravesaba el corazón, y las hojas de bambú que lo rodeaban estaban teñidas de rojo. No, no perdía más sangre en ese momento. Creo que la herida estaba seca; un tábano, de tan pegado que estaba a ella, ni siquiera sintió mis pasos. ¿Si vi alguna katana o algo parecido? No, no vi nada de eso, señor. Solamente encontré una cuerda junto al tronco de un cedro que había cerca del cadáver. Y…, ah, sí; también junto a la cuerda había un peine. Eso fue todo lo que vi. Daba la impresión de que ese hombre había luchado antes de ser asesinado, porque las hierbas y las hojas que había a su alrededor estaban bastante pisoteadas. ¿Había algún caballo cerca del lugar? No, señor. Es un lugar inaccesible para esos animales; está separado de la carretera por un bosque de bambúes.

Declaración de un sacerdote budista interrogado por el oficial del Kebúshi

Es cierto. Ayer me encontré con el desdichado hombre. Ayer… sería cerca del mediodía. El lugar es la carretera que conduce de Sekiyama a Yamaishina. El hombre caminaba en dirección a Sekiyama acompañado por una dama que iba a caballo. Ni alcancé a ver el rostro de esta dama pues lo llevaba cubierto con un velo. Únicamente pude ver el color de su kimono, que era claro. El caballo era un alazán de finas crines. ¿La estatura de la dama?… algo así como un metro y medio. Como sacerdote, no estoy habituado a fijarme en esos detalles. El hombre iba armado con katana, arco y flechas. Particularmente recuerdo la aljaba negra donde llevaba unas veinte flechas. No podía imaginar que a ese hombre le aguardara semejante destino. En verdad, nuestra vida es comparable al rocío del alba o a un destello fugaz. ¡Lamento tanto la suerte de ese hombre que ni encuentro palabras para expresar mi sentimiento!

Declaración del policía interrogado por el oficial del Kebiishi

¿Quiénes el hombre que arresté? Es el famoso bandolero Tajômaru.
Cuando procedí, él había caído del caballo, y gemía echado sobre el puente de Awataguchi. ¿Cuándo? Fue en las primeras horas de anoche. Recuerdo que aquella otra vez en que fracasé al intentar arrestarlo, también llevaba ese kimono azul y esa larga katana. Esta vez, como ustedes ven, lleva además arco y flechas. ¡Ah!… ¿De modo que el arco y las flechas son iguales a los del muerto? Entonces es seguro que este Tajômaru es el asesino. El arco enfundado en cuero, la aljaba negra y las diecisiete flechas de pluma de halcón, seguramente eran del samurai. Sí; el caballo era, como usted dice, un alazán de finas crines. Pastaba cerca del puente, con las riendas sueltas. Seguramente por una ironía del destino Tajómaru fue arrojado por el mismo caballo que robó.
Este Tajômaru es el mujeriego más famoso entre los bandidos que merodean por la capital. El año pasado una creyente y su criada fueron asesinadas en un monte, detrás de la estatua de Píndola del Templo Toribe; y se rumoreó que había sido obra de este bandido. Si es Tajômaru el asesino del samurai, vaya uno a saber qué ha sido de la dueña del alazán. Si se me permite una palabra, sugiero la conveniencia de averiguar la suerte que corrió la dama.

Declaración de una anciana interrogada por el oficial del Kebiishi

Sí, señor; el cadáver es del hombre que se casó con mi hija. Él no era de la capital; fue samurai en la ciudad de Kokufu, en la provincia de Wakasa. Su nombre es Takejiro Kanazawa y tenía veintiséis años. No, señor, él era una buena persona, y no creo que haya sido víctima de alguna venganza.
¿Mi hija? Su nombre es Masago, y tiene diecinueve años. Es impulsiva, pero dudo que haya conocido otro hombre aparte de Takejiro.
Es de cutis moreno y su cara es pequeña, ovalada, y tiene un lunar cerca del ojo izquierdo.
Ayer, Takejiro y mi hija salieron para Wakasa. ¡ Quién podía imaginar esta tragedia!
¡Qué será de ella! Pues si bien estoy resignada por la suerte de mi yerno, quisiera saber qué ha ocurrido con mi pobre hija.
¡Por los cielos, señores, no dejéis piedra sin remover hasta encontrarla! A quien odio es a ese asesino, Tajômaru, o como se llame… A él, que no sólo a mi yerno, sin también a mi hija… [llora y no se entienden sus palabras].

Confesión de Tajômaru

Sí, señor comisario; yo maté a ese hombre, pero no a la mujer.
¿Qué adónde fue? No sé nada. ¡Eh! Déjeme en paz; no me apremien porque no podrán obligar a decir lo que no sé. Además, no tengo esperanza de salvarme, así que no veo por qué he de ocultar detalles.
Bueno, fue así: Ayer, poco después de mediodía, me encontré con esa pareja. Justamente una leve brisa levantó el velo de seda que cubría el rostro de la mujer, y la vi apenas. Digo apenas, porque inmediatamente volví a ocultarlo. Quizá por eso me pareció tan hermosa como la sagrada Bodhisattva. Y desde ese instante decidí conquistarla, aunque tuviera que matar al hombre que la acompañaba. ¿Qué dice? Vea: para mí, matar a un hombre no significa gran cosa, como usted creería.
De todos modos, para poseer a la mujer había que eliminar al hombre. Pero le aclaro, señor, que yo mato con katana, y no como ustedes, que matan con el poder, con el dinero, hasta con el pretexto de hacer un favor. Es cierto que no derraman sangre y sus víctimas siguen viviendo; pero así y todo son muertos, sombras de vivos. Si medimos los alcances del delito, es muy difícil fijar quién es más criminal, yo o ustedes. [Sonríe con ironía] Sin embargo, era mejor proceder evitando la muerte del hombre.
Y opté por ello. Pero era imposible ejecutar mi propósito en la carretera (que conduce a Yamashina). Entonces inventé una historia para internar a la pareja en la montaña.
Resultó fácil. Empecé a caminar con ellos, y les conté que había descubierto una vieja tumba en la montaña, hallando una considerable cantidad de sables y espejos antiguos, que luego había trasladado clandestinamente al bosque de bambúes; y que de encontrar a algún interesado, estaba dispuesto a venderlos a bajo precio. Al oír esto, el hombre comenzó a interesarse, y… ¿No les parece terrible la codicia que es capaz de abrigar el hombre? En menos de media hora, los tres íbamos camino de la montaña.
Al llegar al bosque de bambúes me detuve, les dije que más adentro estaba oculto el tesoro, y les pregunté si querían verlo. El hombre, por codicia, no puso objeción; pero la mujer, que ni siquiera se molestó en desmontar, dijo que esperaría allí. Era comprensible su deseo, ante el aspecto de un bosque tan espeso. Y eso era justamente lo que yo quería. Me apresuré a conducir al hombre, sin insistir en que ella nos acompañara.
A la entrada del bosque hay bambúes solamente pero a cierta distancia existe un lugar más despejado con algunos cedros. No podía haber sitio más apropiado para el logro de mi propósito. Abriéndome camino a través de los bambúes, engañé al hombre diciéndole que las piezas estaban ocultas al pie de un cedro. El apresuró los pasos hacia unos cedros que se divisaban entre los bambúes. Caminamos aún algo más, y llegamos al lugar señalado. En un segundo, lo ataqué y lo derribé. Aunque el hombre llevaba katana y era bastante vigoroso, al ser tomado por sorpresa y atacado por la espalda nada pudo hacer para evitarlo. Lo até sin demora al tronco de un cedro. ¿Dónde conseguí las cuerdas? Gracias a que soy ladrón siempre las llevo, por si me veo obligado a escalar algún muro. Naturalmente; es fácil impedir que el otro grite si se le llena la boca con hojas de bambú. Terminada mi tarea con el hombre, volví en busca de la mujer y le dije que fuera a reunirse con su marido, que se había indispuesto repentinamente. Demás está decir que el plan tuvo éxito. La mujer, que se había quitado el ichimegasa, se dejó conducir hasta el lugar; pero al llegar, ni bien advirtió la situación del hombre, sacó un puñal no supe cuándo, y me desafió. Nunca conocí una mujer tan impetuosa. De no ponerme en guardia nada me hubiera extrañado que en su arremetida terminara atravesándome el vientre, o peor aún, matándome.
Pero como sabrá, yo soy Tajômaru. Pude arrebatarle el arma sin hacer uso de la mía, y aunque valiente, una vez desarmada, nada pudo hacer. Así, por fin, pude satisfacer mis deseos de poseerla. Como le dije, no había matado al hombre; era innecesario, después de haber conseguido a la mujer. Me disponía a huir cuando sucedió lo inesperado. Ella se aferró a mis brazos con desesperación, y patéticamente, con palabras entrecortadas, me gritó que uno de nosotros, su marido o yo, tenía que morir; si no, ella misma moriría antes que soportar el dolor y la vergüenza de saber vivos a los dos hombres que la habían poseído. Dijo más: que sería de aquel que sobreviviera. Al oír estas palabras, el deseo de matar al hombre me ofuscó. [Sombría excitación] Contándolo de esta manera debo parecer muy cruel. Pero no; usted no vio la cara de la mujer en ese momento, ni soportó su mirada ardiente, como yo. Al mirar esos ojos juré casarme con ella, sí, hacerla mi mujer a riesgo de todo; ése era el único pensamiento que me absorbía. Tal pensamiento no se debía al solo deseo carnal, como usted puede suponer. Al contrario; si en ese momento sólo hubiese sentido sensualidad, habría escapado, sin importarme golpear a la mujer. Y de ser así, no habría tenido ninguna necesidad de manchar mi katana con la sangre de ese hombre. Pero viendo el rostro de aquella bella mujer en la penumbra del bosque, juré no abandonar el lugar sin haberlo ultimado. Sin embargo, no tenía intención de matarlo en forma cobarde: solté sus ligaduras y lo desafié. (La cuerda que se encontró junto al tronco fue la que yo utilicé y que luego dejé olvidada.) Encolerizado, el hombre desenvainó su katana. Inmediatamente me atacó iracundo, sin pronunciar palabra. Huelga explicar lo que pasó después. Mi katana atravesó su pecho a los veintitrés asaltos. Recuerden esto: veintitrés asaltos. No consigo salir de mi asombro. Nadie hasta entonces me había resistido más de veinte. [Sonríe jovialmente] Muerto el hombre, con la katana aún mojada con su sangre, me volví hacia donde había quedado la mujer. Pero ante mi asombro, había desaparecido. En vano registré el bosque tratando de encontrarla; ni el menor rastro. Escuché con atención: se oyó el estertor del hombre; nada más. Pensé que al empezar el duelo ella habría salido en busca de ayuda. Y puesto que era cuestión de vida o muerte, me apoderé de la espada del hombre, junto con el arco y las flechas, y huí hacia la carretera. Una vez allí, encontré pastando el caballo de la mujer. De lo que siguió después, le diré únicamente que antes de entrar en la capital me deshice de la katana robada. Esta es toda mi confesión. Siempre tuve la convicción de que mi cabeza colgaría algún día de un árbol; senténcienme a la pena capital. [Actitud desafiante]

Confesión de la mujer que llegó al Templo Shimizu

El hombre que vestía el kimono de seda azul, después de ultrajarme lanzó una mirada sarcástica a mi esposo, que estaba atado al tronco de un cedro. ¡Cuán humillado se habrá sentido mi marido! Cuanto más se empeñaba en liberarse, más se hundía la soga en su cuerpo. Desesperada, corrí hacia él. No, mejor dicho, quise correr. Pero al intentarlo, el bandido me derribó. En ese preciso instante advertí un brillo extraño en los ojos de mi marido, tenía una expresión indescriptible… Lo recuerdo y todavía me hace estremecer. Él, al no poder hablar, procuraba expresarse de ese modo. Sus ojos no denotaban ni furor ni angustia…; despedían un brillo frío, que reflejaba su desprecio hacia mí. Más herida por esos ojos que por el golpe del ladrón, dejé escapar un gemido y me desvanecí.
Después de largo rato (creo), recobré el conocimiento, y advertí que el hombre del kimono azul había desaparecido. Estaba solamente mi marido, que continuaba atado al árbol. Me incorporé sobre las hojas de bambú y dirigí hacia él mis ojos. Pero el brillo de los suyos no había cambiado; me observaba con la misma frialdad, reafirmando su desprecio, y en lo más profundo, también su odio. Vergüenza, rabia, angustia…; no sé bien lo que sentí entonces. Me levanté, vacilante, y me acerqué a él: Takejiro le dije, después de lo sucedido, no podría seguir viviendo con vos. He decidido matarme, pero… pero vos también debéis morir. Visteis lo que me ha hecho: no puedo dejaros vivir. Hube de hacer un gran esfuerzo para decirlo. Pero él seguía mirándome sin inmutarse. Sentí que mi corazón latía con violencia. Busqué afanosamente la espada de mi marido. En vano; por lo visto, el bandido había robado sus armas. Fue una suerte que allí cerca encontrara mi puñal. Sosteniendo el arma en alto, volví a decirle: Ahora, dadme vuestra vida. Yo os seguiré inmediatamente. Al escucharme, movió apenas los labios. Con la boca llena de hojas, no podía articular palabra. Sin embargo, con sólo mirarle adiviné su voluntad. Con profundo desprecio me decía: “Matadme”. Sin poderme dominar, enloquecida, Clavé la daga en su pecho, a través del kimono de color lila. Volví a desvanecerme. Cuando tiempo después me recobré, mi marido había muerto. Un rayo del sol poniente, filtrado a través del follaje, iluminaba su rostro sin color. Llorando, quité las ataduras de aquel cuerpo. Después… No tengo fuerzas para narrar lo que me tocó vivir después. Hice todo lo posible para darme muerte; clavé el puñal en mi garganta, me arrojé al lago, cerca de la montaña; pero todo en vano. Heme aquí, frustrados mis intentos, soportando el peso agobiador de mi deshonra. [Sonríe tristemente] Es de creer que a una mala mujer como yo, hasta por la misma Bodhisattva le sea negada la piedad. En fin yo, que maté a mi esposo, que fui violada por un bandido, ¿qué debo hacer? ¿Qué es lo que yo… yo…? [Estalla de pronto en violentos sollozos]

Versión del muerto narrada por la médium

Después de violar a mi mujer, el bandido se sentó junto a ella y le habló, tratando de consolarla. Naturalmente, yo no podía hablar; estaba atado al tronco del cedro, amordazado. Sin embargo, intentaba decirle con los ojos una y otra vez: “No creáis a ese canalla, es mentira todo lo que dice.” Pero ella, sentada con las piernas recogidas, sobre las hojas de bambú, se miraba las rodillas con obstinación. Esa actitud me hizo suponer que estaría escuchando las palabras del hombre. Los celos me torturaban.
El bandido, hábil en la conversación, le hablaba de una cosa y otra, hasta que llegó a proponerle con el mayor descaro: “Ya que has sido injuriada en tu honor, no puedes seguir junto a tu esposo. A cambio de eso, y puesto que ya no serán felices, ¿no prefieres ser mi mujer? Fue el amor que me inspiraste lo que me llevó a cometer tal violencia contra ti”.
Mi mujer le escuchó fascinada y alzó la cabeza. Nunca la vi tan hermosa como en ese momento. Pero, ¿qué respondió ante su mismo esposo, víctima como ella de ese malhechor? Ahora vago perdido en el espacio, pero no podré evitar la rabia y los celos mientras recuerde sus palabras: “Bien, llevadme adonde queráis”. [Largo silencio] Y no fue éste el único delito de mi mujer. Si se tratara sólo de esto no sufriría lo que sufro en esta oscura eternidad. Cuando, como en sueños, se disponía a partir del brazo de aquel hombre, palideció repentinamente, y señalándome, exclamó: “Matadle. No puedo unirme a vos mientras él esté con vida”. Y repitió varias veces, enloquecida: ¡Matadle, matadle! Aún ahora sus palabras quieren arrastrarme hacia el negro abismo. ¿Habrán salido alguna vez palabras tan atroces de labios de un ser humano? ¿Habrán entrado tan odiosas frases en oídos de algún mortal? Alguna vez semejante… [Súbitamente, ríe con desprecio] El mismo bandido se quedó perplejo al oírlas. “¡Matadle! ” Ella continuaba gritando y se aferraba al brazo del delincuente. Él la miró fijamente y no contestó… Antes de pensar en una respuesta, la arrojó al suelo de un puntapié. [Nuevamente una carcajada desdeñosa] Luego se cruzó de brazos tranquilamente y mirándome, dijo: ¿Qué piensas hacer con esta mujer? ¿La matas, o la perdonas? Contéstame con la cabeza. ¿La matas? Sólo por estas palabras perdonaría la acción del individuo. [De nuevo largo silencio] Mientras yo vacilaba en contestar, mi mujer dio un grito y echó a correr, bosque adentro. El bandido se abalanzó tras ella, pero no logró alcanzar ni la manga de su kimono. Fugada mi mujer, el hombre tomó mi katana, mi arco y mis flechas. Luego cortó en un solo sitio la soga con que me había atado. Recuerdo que al salir del bosque murmuró: Ahora se juega mi suerte”. Siguió un profundo silencio. No, oí que alguien sollozaba. Mientras me quitaba las sogas escuché con atención, y noté que era mi propio sollozo. [Largo silencio] A duras penas separé del árbol mi cuerpo entumecido. Delante de mí brillaba la pequeña daga que había dejado mi mujer. La recogí y la hundí en mi pecho. Un coágulo de sangre subió a mi garganta, pero no sentí ningún dolor. A medida que mi cuerpo se enfriaba, todo a mi alrededor se volvía silencioso y solemne. Ni el canto de un pájaro se oía en el aire de aquel lugar en la cañada de la montaña. Apenas una débil claridad descendía sobre las hojas, pero también eso fue desapareciendo, hasta que los cedros y los bambúes se borraron de mi vista. Tendido en el suelo, un hondo silencio me envolvía. En ese momento alguien se acercó a mí con pasos cautelosos. Traté de ver quién era; pero la oscuridad me lo impidió. Alguien… alguien que no pude ver, una mano invisible, quitó suavemente el arma hundida en mi pecho, al tiempo que otro coágulo me volvía a llenar la boca. Y de nuevo me hundí en el oscuro espacio; por última vez, para siempre.

Hiroshige,_Two_men_on_a_sloping_road_in_the_rain